Hier, rue du midi. Un autre temps dans la vitrine. Tout se superpose.
Beauté délavée d’années 80 ressassées.
Je voudrais m’empêcher d’écouter ces tubes qui on nourrit mes premières années. Cette fuite dans le passé, cette nostalgie ne peut que me faire venir l’image d’une cousine qui n’a pas su lâcher ses jeunes années. Elle nage dans ce passé, s’endormant avec ses chansons conte de fées.
Ces chansons bateau, ces rythme radeau, ce larmoyant canoë, les magnifiques Kaz la toujou penpan, ou le profondément Eighties One more try… Ces images me font plonger dans la sensation perdue du temps étendu. Tant de temps détendu à écouter ces chants sur-entendus. Des rythmes basiques qui m’emplissent d’une énergie primaire.
Je ne savais alors pas danser. Pour les filles, avec des bricoles j’essayais d’en jeter. Que des échecs. Une puberté déprimée.
Maintenant j’assume, je crie mon addiction primaire sur les amplis. J’adore me confiturer des années 80. Je suis perdu.











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