fleche

La transparence est sans doute aussi fragile que le verre.

-> 20 h 51 min
par sebastienj


Catégories



Vous vous trouvez dans les archives du blog Une image par jour :: tous les jours une peinture un dessin une photos pour avril 2010.



A propos d..

  • Histoire…
  • Sébastien Jacqmin

    Archives

  • avril 2010
  • mars 2010
  • février 2010
  • janvier 2010
  • décembre 2009
  • novembre 2009
  • octobre 2009
  • septembre 2009
  • août 2009






  • Quiétude devant l’inquiétant


    Je vois autour de moi des couples qui respirent composé de femmes posées, d’ hommes présents, respectueux. Je ne peux imaginer cela pour moi. Parce que je suis soit dans le besoin de séduire, d’être parfait, soit je suis dans le replis, le silence la fuite. Peu entre les deux. Je me projette donc soit dans une vie impossible et intenable, soit dans celle d’un couple sans vie.

    Je vois souvent des couples de petits vieux dans la rue. J’y vois souvent la femme qui commande et l’homme qui y est avachi, inerte et bouilli, obéi. Je me demande alors comment cet homme a fait pour en arriver là. Je me demande quel sentiment (même si il est inconscient), domine en lui? Haine de lui même? résignation bien épaisse? peur ou amour pour sa femme? Est-ce qu’il est devenu complètement amorphe pour ne pas déranger le monde de sa présence? Est ce qu’il s’est résigné dans le silence parce que de toute façon personne ne l’écoute?

    Pourtant en général ces hommes je les vois essayer de maintenir un semblant de dignité ou du moins un semblant de masculinité. Soit en ronchonnant, preuve qu’il ont encore du caractère, soit en faisant des gestes nerveux, preuve de leur encore grande réactivité physique… Leurs femmes dirigent, commandent, choisissent; eux, ils paient, preuve encore de leur grande puissance. Je vois bien que dans leurs âmes endormie, cette vie les désolent, que quelque part dans le passé, ils imaginaient la vie plus grande, plus forte, plus courageuse.
    Que si ils en sont là, à suivre leur femme chez Delhaize, c’est juste à cause des autres, pas d’eux. Que c’est sa femme qui l’oblige. Ce n’est pas par plaisir qu’il accepte, c’est pour lui faire plaisir. Est-ce possible de faire plaisir sans se faire plaisir ? Il ne sont sans doute jamais posé la question.

    Comment était leur couple quand ils étaient jeune? Qui gagnait de l’argent? Qui décidait? Pourquoi la femme a maintenant le dessus sur la gestion du quotidien, des émotions et des sentiments? Pourquoi ces hommes sont ils devenus sec, vidé de leur sperme, de leur charme, de leur aura?

    Qu’ont ils craint, qu’ont ils cru pour en arriver là? Croient-ils que demain résoudra ce mal de dos, ce mal de ventre qui les ronge? Craignent-ils de voir qu’ils se seraient trompés, même sur un choix infime, pour laisser aux autres tous les droits sur leurs vie ? Croient ils que le seul fait d’avoir été un soldat les rends viril pour la vie?

    Ils transportent leur vie dans des bagages, comme s’ils avaient oublié qu’il sont encore bel et bien vivant.Est-ce juste de ne plus pouvoir faire certaine chose qu’ils refusent de faire toutes les autres ?

    Ils sont fragile mais se croient invincible. Seul l’acceptation de leur propre fragilité leur rendrait un peu de solidité.

    Ils préfèrent se dire qu’il pourraient que de pouvoir vraiment.

    Et si j’avais peur de devenir comme eux? Ma femme choisissant la couleur des pâtes et des fruits, moi, me mordant ma queue devenue flan, perdu dans mes combats psychologique et émotionnels. Un soumis qui laisse la vie tout décider pour lui parce qu’il a peur d’exister, peur de prendre ce risque ?

    Heureusement je peux l’encore écrire.





    Modification de statut : en couple






    Ils transportent leur vie dans des bagages en pensant que la vie en tient compte.






    Qu’ont ils craint, qu’ont ils cru ?


    « Si tu n’arette pas tout de suite de sifloter, je te fait traverser la vitre et j’en t’encastre la tête dans l’arbre que tu vois là bas. »

    Cette phrase je en l’ai toujours pas digéré.

    (Lire la suite…)





    Oh non, j’ai trop de mal






    Dieu ! Qui est cet endormi ?


    Dans ma vie je m’endormie. dans ma vie je subie, dans ma vie je nantie. Alors que ma vie je la veux vie, je la veux sourie, je la veux courageux, je la veux orageux, je la veux fiévreux, je la veux, je la veux, je la veux.

    Moi endormi, dominé par la peur de ne pas être aimé. J’ai mainte fois essayé de leur dire mais rien ne sort de cette bouche.

    J’ai le besoin de rester éveillé, d’être conscient de ma vie, de la vie. Ce besoin va à l’encontre de la belle philosophie de notre société. Ce besoin j’ai énormément de mal à le satisfaire. Je traîne dans des activité qui me rendent las. Parfois je me convainc même que la lassitude me plait, que l’ignorance finalement c’est bon. Que c’est bon d’être con et de se faire enculer.

    Mais parfois pas, alors j’écris.





    Appellez moi Atlas


    Sans doute je porte le monde par simple bon coeur,
    Je n’ose, pour ainsi dire, jamais contredire,
    ou si peu, pour peu je voudrais plaire à tout le monde,
    jamais déranger, toujours soulager,
    Reconnaître pour mien les maux de certains,
    Me rendre aveugle pour la bénédiction d’autres.

    J’aspire tout,
    maux de dos et maux de cou,
    Chair de poisson, chien andalou,
    Petites portions et chauds ragoûts.
    pour vous soutenir, je ferais tout.

    Je me retrouve alors saturé, le dégout,
    Fini les journée émerveillée,
    fini les doux bisous dans le cou,
    Le réveil m’a fait penser,
    Que sur mon dos vit encore trop de tabou.





    Le théatre du quotidien à Lille [22 images]

    La vie en rue est un spectacle d’une grande richesse pour celui qui prend la peine de s’y plonger.
    Et quand j’ose lever mon appareil au niveau de ma poitrine, le doigt sur le déclencheur je capture des visages cadré par le hasard.
    Dans ces moments c’est un mélange de peur et de grande excitation qui m’habite.
    Peureux, gêné d’être le voyeur, le voleur je tente de me faire plus transparent que le plus transparent des badeaux. Je shoote et le son de l’appareil me fait serrer les dents. Je me dit qu’il l’on entendu.





    Au marché de la place des Lys, Rennes


    J’ai tenté une petite scène traditionelle ici. Le genre d’image plaisante à l’oeuil et dans laquelle l’esprit s’amuse des détails et des petites indiscrétions.

    C’est un travail que je souhaiterais réaliser plus souvent: Capturer de manière semi-hasardeuse des scène de rue, des passants, des visages, des expressions. Montrer à quel point notre quotidien est riche de saynètes d’ultra courte durée, captable par l’appareil photo.







    2 pages